Art et Eco-Responsabilité

© Bernard Pras – Arts Affaires

Pourquoi sélectionner des artistes contemporains pour vos espaces qui ont intégré les enjeux environnementaux dans leur création à l’heure où la loi climat est présentée au Sénat ? 

Vos collaborateurs seront réceptifs à votre engagement, vos clients aussi et l’ensemble de vos partenaires, car au-delà des discours de façade, vous concrétiserez votre quête d’éco-responsabilité en lien avec votre stratégie, positionnement de marque, votre raison d’être ou entreprise à mission si vous avez déjà fait l’exercice dans le cadre des dispositions de la Loi Pacte, tout simplement en tant que citoyen. 

C’est une première étape de franchie. Les députés ont adopté, lors d’un vote solennel le 16 mars dernier, le projet de loi constitutionnelle visant à consulter les Français par référendum sur la modification de l’article 1er de la Constitution. Conformément aux préconisations de la Convention citoyenne (CCC), il s’agit d’y introduire la «garantie» de «la préservation de l’environnement et de la diversité biologique et lutte contre le dérèglement climatique». 

Quel rapport avec les artistes vous allez me dire ? Les artistes créent et en quoi sont-ils concernés ?  Les artistes sont des femmes et des hommes qui ne créent pas dans un monde déconnecté, ils sont partie prenante de la société et y jouent leur rôle avec leur créativité, leurs moyens, les matériaux qu’ils utilisent, leur univers. 

Dès 2014, à la perspective de la COP21, l’association Art of Change 21 voit le jour. Elle se fixe pour objectif de mettre en valeur le rôle des artistes et de la créativité comme accélérateurs de la transition écologique à l’échelle nationale et internationale. Elle vise aussi à lancer la discussion sur les normes de conservation auprès des grands musées qui se sont emparés de ce sujet, qui vise à réduire la climatisation, à inciter la réalisation de bilans carbone, ce qu’a fait le Louvre entre 2015 et 2017, enfin à analyser l’impact du transport des œuvres et de leur emballage pour les expositions temporaires, le Musée des Beaux-Arts de Lille a été précurseur en la matière favorable au groupement quand possible. Bien d’autres idées encore à considérer…

Connaissance des Arts, dans son numéro de juin 2020 a mis l’accent sur 10 œuvres d’art dont la vocation est d’alerter sur le climat. Il m’a paru intéressant de vous en présenter quelques-unes tant leur approche est créative et forte en termes de sensibilisation :

Olafur Elliasson, qui au-delà de ses créations comme Weather Project, qui reproduit dans le Turbine Hall de la Tate Modern déjà en 2003 un grand soleil jaune qui par son éclairage de la pièce rapproche l’homme de la nature, créée une application Wunderkammer  (cabinet de curiosités) pour reconnecter les utilisateurs à la nature. Elle permet de reproduire chez soi les effets naturels de phénomènes naturels grâce à la réalité augmentée. 

© urbanité & recyclage – Arts Affaires
© Bernard Pras – Arts Affaires

C’est aussi Michael Pinsky qui a installé en 2018 à Londres 5 dômes simulant les conditions atmosphériques de 5 grandes villes mondiales. 

Lorenzo Quinn qui, lors de la Biennale de Venise en 2017, a installé Support, une sculpture monumentale qui souligne les risques d’enlisement que pourrait connaitre Venise. 

Noël Dolla qui, lors de l’édition de la FIAC en 2019 hors les murs, a installé 500 parapluies dans le grand bassin des Tuileries Nympheas Post Déluge II en écho aux Nymphées de Monet installés à l’Orangerie.

Enfin, Tomas Saraceno avec son projet artistique Aerocene qui consiste en une série de sculptures qui flottent depuis 2015 dans l’espace pour le plus long voyage autour du monde avec 0 carburant fossile, celles-ci étant mues seulement par la circulation de l’énergie et des ressources ! Il était présent au Grand Palais lors de la COP 21 où était installée une œuvre composée de deux ballons propulsés par un principe dynamique d’air et de chaleur. 

Chez Arts Affaires nous disposons d’un catalogue d’artistes engagés en la matière, que nous sommes en mesure de vous proposer, et des références de projets écoresponsables menés avec des entreprises investies dans ces sujets.

A titre d’exemple, nous avons récemment conçu pour un assureur, l’exposition « Urbanité et Recyclage » illustrée par plusieurs photographes contemporains. Ou encore, avec l’homme au cœur de l’écologie, une installation de sculptures géantes de Christian Lapie dans les vignobles du Château de Pommard. Et pourquoi pas – « de l’audace il te faudra » – une anamorphose grandeur nature autour d’une nuit étoilée de Van Gogh, qu’Arts Affaires a confié au peintre Bernard Pras. Œuvre réalisée avec de vieux pneus, des chaises laissées à l’abandon, un merveilleux spectacle à découvrir dans un espace collectif

© Anamorphose « de l’audace, il te faudra » – Bénin – Arts Affaires

Alors n’hésitez pas à me contacter  pour engager le dialogue sur le rôle de l’art contemporain et les grands enjeux environnementaux que sont le réchauffement climatique, la pollution de l’air, les déchets et les pandémies …, le rôle que les artistes peuvent jouer auprès de vous dans ce combat afin de faire vivre ces sujets dans vos espaces de réception et de travail mais aussi par des échanges avec des artistes lors de vos réunions encore virtuelles avec vos collaborateurs. 

A n’en pas douter, nous reviendrons tous à un moment ou à un autre dans une forme de travail revisitée, qualifiée d’hybride par des spécialistes de l’immobilier, où motiver sera important et où la culture a son rôle à jouer. 

Préparons-nous ensemble à ce moment. 

Matthieu Jacquillat         
Dirigeant d’Arts Affaires

Illustration du bandeau : @artsaffaires/anamorphose – Bernard Pras