Rose !

Quelle belle fête que la fête des couleurs, Holi en Inde* ! Matthieu Jacquillat, Président d’Arts Affaires a souhaité revenir sur son goût des couleurs et, particulièrement depuis quelques années maintenant, le rose qui constitue le ciment de son univers graphique, et bien plus encore…retour sur un choix motivé ! 

La BMW rose de Matthieu Jacquillat
Yves Popet – 30 2011 XXX T.100 ADAGP.

On m’a souvent posé la question, pourquoi une charte graphique rose pour Arts Affaires ? Pourquoi pas le rose au fond, ai-je l’habitude de répondre ? Pour jouer avec les codes, s’amuser, provoquer, décaler, surprendre, peut-être traduire ce qui fait l’essence même des artistes de l’Art Contemporain dont je promeus les œuvres depuis des années auprès de tous publics et notamment des entreprises. 

Oui, il est bon de casser nos routines, de briser les à-priori et, le rose est un bon début de réponse à cela.

Le rose apporte un immense lot de joie et d’énergie ; et je vous invite à vous pencher avec moi sur ce qui se cache derrière cette couleur, ce qu’elle recouvre, ses origines, sa genèse de son nom et ses variantes …

Pourquoi parler de la couleur aujourd’hui ? 

Parce qu’elle habite nos vies – mais aussi parce qu’Holi, la Fête des couleurs célébrée partout en Inde (cette année les 28 et 29 mars dernier) – est un bon prétexte pour m’exprimer sur les raisons rationnelles mais surtout émotionnelles qui m’ont animé pour adopter cette couleur

Holi marque la fin de l’hiver et le début du printemps, la renaissance de la nature. Lors de cette fête, les Indiens se jettent de l’eau et des pigments colorés. Comme souvent, la fête tire son origine de la mythologie, là hindoue : on fête Holi pour célébrer la victoire du bien sur le mal et l’arrivée du printemps. Cette histoire raisonne d’autant pour nous et moi-même aujourd’hui que nous vivons une période inédite où nous attendons une vie plus sereine et porteuse d’espoir et de bien-être avec l’arrivée du printemps.

Qu’est-ce que la couleur ? 

Au fil des siècles elle a été définie comme « une matière » puis comme « une lumière » et enfin comme « une sensation ». Du latin « color » appartenant à la famille du verbe celare, qui veut dire cacher, développer, dissimuler, c’est celle qui habille comme un « affaiblissement de la couleur blanche » comme le dit Aristote. Enfin, elle a été analysée comme ayant un impact sur le psychisme, le comportement humain et l’humeur. S’il peut être difficile d’établir des relations de cause à effet directe entre la couleur et le comportement, il est clair que les couleurs chaudes dont le rose stimulerait les émotions alors que les couleurs dites froides, bleu, violet vert, seraient plutôt synonymes de paix, calme et tranquillité. 

L’experte de la couleur Leatrice Eiseman soutient que « la couleur au sein de l’environnement professionnel est un facteur crucial pour créer une ambiance, une image, une atmosphère productive qui génère une réponse positive et favorable. », raisons encore pour lesquelles les designers en marketing prennent en compte ces éléments pour chartes graphiques, packaging et marques : attirer l’attention du marché, des consommateurs et donneurs d’ordre.

Et le rose dans tout cela ? 

La perception de cette couleur, que l’on définit parfois comme un rouge pâle, a évolué au fil du temps. Elle est classée dans les nuanciers dans les rouges. Si au milieu du XXème siècle, elle est souvent synonyme de féminin quand le bleu est attribué au masculin, il n’en a pas toujours été ainsi. A la fin du XIXème il en était tout autrement. Le rose avait un attribut de force, promu par Madame de Pompadour au travers des porcelaines roses de Sèvres, Diana Vreeland qui le qualifiait de « the navy blue of India », mais aussi Elsa Scaparelli ou encore Marylin Monroe, mais aussi la marque Stabilo avec son célèbre stabilo boss.

Le qualificatif de « pink » est assez récent dans la langue anglaise, désigné pour les rouges pales à la fin que XVIIème siècle, il faisait référence à un pigment résultant d’un liant d’un colorant organique à une substance inorganique telle que des baies d’argousier ou des extraits de l’arbuste à genêts. Le français lui, comme d’autre langues, a choisi la référence à la fleur du même nom. Le résultat a donné de nombreuses variantes de roses appelées différemment.

Quant à moi, je définirai le rose que j’ai sélectionné en son temps comme le « Magenta ». On le nomme aussi « Fuschia », l’histoire qui se cache derrière le nom étant avant tout la traduction de l’amour de la botanique dont Hippocrate a été probablement le premier à s’intéresser en son temps. Cette couleur est lumineuse, gaie, irradie. J’aime la proposer auprès des entreprises, pour animer des espaces de travail dans et hors les murs.
Comme possédé par la puissance du rose « Fuschia », j’ai moi-même refait intégralement ma voiture en rose, à l’image du rêve d’une nuit. Rouler et bouger chaque jour fut cocasse, croyez-moi ! Souvent en rappel une cravate rose, je me suis identifié à cette marque comme pour mieux l’incarner et vous en transmette la joie et la puissance. J’aime à ce titre les œuvres de Brigitte Paradon, Thibault Lucas, Victor Poirel, Yves Popet et bien d’autres encore, dont la reconnue Yayoi Kusama !

Alors pourquoi ne pas vous jeter à l’eau dans une mise en scène du rose pour vos espaces et bureaux, histoire de booster le moral des troupes !
Une exposition dans vos espaces de travail vous intéresse ?
Appelez-moi et parlons de votre projet.

Matthieu Jacquillat         
Dirigeant d’Arts Affaires

* A l’occasion de la fête des couleurs qui s’est déroulée le 29 mars dernier

© illustration du bandeau : TORONTO – MAY 17, 2018: An infinity mirror. The “Princess of Polka Dots” Installation art by Japanese artist ,Yayoi Kusama.