Les tiers lieux, 
nouveaux espaces de convivialité ?

L’animation par l’Art Contemporain de lieux encore largement inexploités dans vos bureaux peut représenter des opportunités d’évasion pour vos collaborateurs dont la charge mentale est forte.
Dans un article paru sur le site de Welcome to the Jungle était déjà évoquée en 2019, la notion de charge mentale au travail. Il s’intéressait au risque de surchauffe des collaborateurs d’entreprise dû notamment à la dématérialisation des échanges, la généralisation des espaces ouverts, le règne de l’instantanéité lié aux multiples outils technologiques de communication. 

Wallsticker – oeuvre de Thibault Lucas / Arts Affaires
Wallsticker – oeuvre d’Hervé Perdriel / Arts Affaires
Wallsticker – Instalation sur le thème du sport / Arts Affaires

Cette crainte ne peut que se renforcer par les temps qui courent. En effet, si les collaborateurs expriment dans les études récentes qu’ils seront heureux, le moment venu, de retourner physiquement dans les bureaux, même s’ils ne souhaitent pas y revenir à 100% de leur temps car ils ont conscience du gain de temps sur les trajets de transport notamment, ils attendent des évolutions de différentes natures et notamment de leurs conditions de travail. Les directions des entreprises en sont bien conscientes et sont en train de réfléchir à la valeur ajoutée qu’elles seront amenées à apporter aux collaborateurs pour qu’ils aient du plaisir à revenir dans les locaux désertés depuis le premier confinement au-delà de l’attente d’échanger physiquement avec leurs collègues.

Pourquoi animer les tiers lieux ?

De fait, l’animation de ce que l’on appelle communément les tiers lieux est à considérer. Déjà feu Andersen Consulting, en 1995, devenu depuis lors Accenture lorsqu’il s’installe sur les Champs-Élysées avec ses bureaux virtuels que l’on réserve le matin tout comme son caisson quand on est présent physiquement, avait réfléchi avec l’architecte des lieux à des espaces de convivialité pour les consultants qui naturellement avaient vocation à travailler chez les clients. Les collaborateurs en open space étaient invités à se retrouver au 1er étage dans « Le Lounge » conçu comme le hall d’un hôtel avec toutes les facilités d’usage de convivialité et animés pour faciliter les échanges et la communication. Mais l’époque était alors au dépouillement des lieux, le design et les matériaux faisant office de décor

Favoriser l’envie de se déplacer au sein des locaux   

Depuis lors, de nouvelles formes d’espaces de travail ont vu le jour, notamment à la faveur de l’émergence des start-ups liée au développement de l’innovation, immeuble dédié au co-working, centres de télétravail, fablabs, working cafés, flex office …, et des réflexions doivent être nécessairement menées à la faveur des évolutions engendrées par la Covid dans des entreprises qui étaient encore organisées de manière traditionnelle. 

En effet, si jusqu’alors, il était d’usage de réfléchir à l’animation des espaces d’accueil et des salles de réunion, peu d’attention était portée à ce que l’on appelle les espaces tiers. Si l’on revient à la définition qu’en donnait en son temps le sociologue Ray Oldenburg, il s’agit des « Third Place »,  « lieux ouverts facilitant la création ou le développement de relations, lieux accessibles à tous sans restriction, escaliers, couloirs, cafétérias, ascenseurs, terrasses ou jardins…lieux éphémères ». Pamela Bianchi, Historienne de l’Art et Docteur en esthétique et sciences des Arts, les qualifie, elle, de lieux de transition

On peut légitimement penser que les collaborateurs, qui avaient tendance à ne pas bouger de leur poste de travail se reposant sur l’usage de l’email pour communiquer, auront naturellement envie, une fois dans les locaux de l’entreprise, de se déplacer pour communiquer, de rencontrer leurs collègues mais aussi de pouvoir s’échapper mentalement. Et quoi de mieux que la création artistique pour ce qu’elle stimule les sens. Il va donc s’agir de faire vivre « des espaces qui ne se définissent plus parce que qu’ils sont, mais parce que l’on en fait » comme le suggère Antoine Burret, à l’Institut des Sciences Universitaire d’Informatique de l’Université de Genève. 

Un savoir-faire : le Wall Sticker …

Chez Arts Affaires, nous avons déjà réfléchi à l’animation de ces espaces en implantant des produits dérivés artistiques en version dites « Wall stickers » qui permettent de poursuivre ou de magnifier une exposition d’œuvres dans les espaces dits traditionnels. L’exposition Hergé au Grand Palais en janvier 2017 nous avait alors déjà montré la voie en nous permettant de nous retrouver dans la cour de Moulinsart entouré de tous les personnages qui ont bercé notre enfance !

Car si la mode est au blanc et à la sobriété, il ne faut pas oublier qu’un espace dans lequel on vit, doit procurer du plaisir. Les open spaces sont de plus en plus nombreux en entreprise et remettent naturellement en cause l’accrochage classique de tableaux alignés classiquement sur les murs. 

C’est ainsi que nous avons eu l’occasion de décliner l’univers du photographe designer Hervé Perdriel. De ses espaces urbains et de ses visages, notre équipe graphique a su extraire quelques éléments iconiques forts en les agrandissant et les multipliant dans une frise, en les réduisant pour un angle avant de les produire sous la forme d’adhésifs. Une fois les supports réalisés, les murs des couloirs sont réinventés, on décline l’œuvre nouvellement réalisée comme un immense puzzle qui a pour effet la réflexion, l’ouverture favorisant l’évasion mentale l’espace d’un instant, le plaisir des yeux, la stimulation des sens tant visuels qu’auditifs : chants des oiseaux, bruissement des feuilles … Sans dégradation des murs bien entendu ! …qui crée des ambiances et donne du plaisir aux yeux et apaise les esprits.

Ces décors artistiques éphémères peuvent bien sûr être changés régulièrement pour créer la surprise et susciter un temps de calme dans un univers de surchauffe. 

Le fait de l’Art leur offre un immense avantage supplémentaire : la rencontre possible avec le ou les artistes autour de ces installations visuelles ou d’œuvres d’art complémentaires qu’on aurait pu installer au centre du parcours. Et bien d’autres déclinaisons encore (atelier participatif, café arty, médiation, conférence, etc.) à imaginer selon les contextes.

On l’a compris, si les murs cloisonnent ils peuvent être aussi l’occasion de donner une nouvelle vie à un espace tiers jusqu’ici non valorisé. On peut aussi se retrouver l’espace d’un instant sur le versant d’une montagne enneigée ou au contact d’œuvres classiques transcendées.

Matthieu Jacquillat
Dirigeant d’Arts Affaires

Alors si vous souhaitez que vos collaborateurs reviennent le cœur en joie au bureau, leur donner l’occasion de « soigner leur mental » qui aura été bien mis à l’épreuve pendant ces derniers mois, aiguisez leur curiosité en les surprenant par des animations de lieux habituellement délaissés où ils auront plaisir à se déplacer et à échanger avec leurs collègues de travail !

Contactez-nous, nous aurons le plaisir de réfléchir avec vous à vos projets avec l’objectif de toujours nous renouveler.

Visuel du bandeau : Wallsticker, Thibault Lucas / Arts Affaires